"éléments rassemblés et annotés" par Jean-Louis Herrmann
Revue de presse
Le Patriote savoisien du 03 septembre 1881
« Subvention à la Société «l'Union artistique»
Conformément à la proposition qui lui en est faite par M. Forest, au nom de la 4ème commission, le Conseil accorde à titre d'encouragement, pour aider à sa création, une subvention de cent francs à la Société « l'Union artistique de la Savoie. »
Le Patriote savoisien fut un journal politique, libéral démocrate qui fut créé en 1848 et fut édité jusqu’en 1895. Parmi les contibuteurs : Nicolas Parent
FOREST (CHARLES, ROMAIN), né le 3 août 1827 à Chambéry (Savoie), mort le 14 mars 1915 à Jacob-Bellecombette (Savoie).
Sénateur de la Savoie de 1890 à 1909
Charles Forest s'était d'abord destiné à l'enseignement : il exerça les fonctions de professeur de chimie, de physique et de mécanique à l'école préparatoire à l'enseignement supérieur de sa ville natale. Sous le Second Empire, il avait eu l'occasion de manifester ses opinions républicaines ; c'est ce qui lui valut, lors de la guerre de 1870-1871, d'être nommé par le gouvernement de la Défense nationale commandant de la première légion des mobilisés de Savoie, avec le grade de lieutenant-colonel. Revenu à la vie civile, il abandonna alors l'enseignement pour prendre la direction des papeteries de Leysse, dans les environs de Chambéry.
Sa carrière politique commença au sein des assemblées locales de Savoie. Il fit partie du conseil municipal de Chambéry, du conseil d'arrondissement - dont il assuma la présidence -et fut, de 1883 à 1910, conseiller général, représentant de Chambéry-Sud.
Le 6 juillet 1890, il se présenta aux élections sénatoriales partielles, en remplacement de Nicolas Parent, sénateur républicain de la Savoie, décédé.
Il devait être réélu deux fois, toujours au premier tour et sous l'étiquette de « républicain » : le 4 janvier 1891 par 568 voix sur 661 votants, le 28 janvier 1900 par 551 voix sur 659 votants.
Au cours de son mandat sénatorial, Charles Forest se fit le porte-parole infatigable de la population savoyarde. Il s'occupa activement de toutes les questions concernant la région qu'il représentait : améliorations à apporter à l'établissement thermal d'Aix-les-Bains, construction du chemin de fer à crémaillère d'Aix-les-Bains au Mont Revard, autorisation de contracter un emprunt donnée à la ville de Chambéry, convention franco-suisse sur le bornage de la frontière, etc.
L'activité parlementaire de Charles Forest ne se limita pas, d'ailleurs, à ces questions particulières. De nombreux travaux concernant la législation économique et sociale ainsi que l'enseignement retinrent son attention.
Le Patriote Savoisien du 10 septembre 1881 :
« Conseil Général de Savoie. Séance du 23.08.1881 :
M. Bérard remercie le Conseil de la subvention qu'il a bien voulu accorder à la Société « l'Union artistique de la Savoie », et fait, au nom de cette Société, l'invitation aux membres du Conseil de visiter l'atelier qu'elle a ouvert».
Le Patriote Savoisien du 27 août 1882
«Conseil Général
La session du Conseil général de la Savoie s'est terminée samedi à 1 heure, sous la présidence de M, Rey, conseiller général d'Albertville, un des vice-présidents de notre assemblée départementale.
A l'issue de la séance, les conseillers généraux ont tenu à visiter l'Union artistique de la Savoie, à laquelle le Conseil général a accordé une subvention.
Ils ont rapporté de cette visite les meilleures impressions».
Le Patriote savoisien du 10 novembre 1882
« Union artistique de Savoie.
M. Parent, sénateur, a reçu la lettre suivante :
Palais-Royal
le 4 novembre 1882.
Monsieur le sénateur,
J'ai l'honneur de vous annoncer que M. le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts, prenant en considération la demande que vous lui avez adressée en faveur de l'Union artistique de la Savoie, a décidé que les estampes ci-après désignées seraient mises à la disposition de cette Société :
1° Les premières Funérailles gravure de M. Lavasseur, d'après M. Barrias, épreuve sur chine avec la lettre.
2° La Vierge au lys, gravure de M. Lurat, d'après M. Delaplauche, épreuve sur chine avec la lettre.
3° Apothéose d'Homère, gravure de M. Martine d'après Ingres, épreuve sur chine avec la lettre.
4° La vie de sainte Geneviève, gravure de M. A. Masson, d'après M. Puvis de Chavannes, épreuve sur Chine avec la lettre (4 feuilles).
5° Portrait d'homme, gravure de M. Massard,d'après Van Dyck, épreuve sur chine avant la lettre.
6° Polyphême, gravure de M. Jacquet, d'après M. Carrache, épreuve sur chine avant la lettre.
7° L'Angelus, lithographie de M. Venves, d'après M. Millet, épreuve sur chine avec lettre.
8° Le baiser de Judas, lithographie de Pirodon d'après M. Hébert, épreuve sur chine avec lettre
Ces estampes seront expédiées à M. le président de l'Union artistique de la Savoie, dès que les travaux d'installation du dépôt des gravuies de la direction générale des beaux-arts seront terminés, c'est-à-dire selon l'usage, contre remboursement des frais d'expédition
Agréez, Monsieur le sénateur...»
Le Patriote savoisien du 6 décembre 1882 :
«Union artistique : Dimanche à 1 heure de l’après-midi, les membres de l’Union artistique ont tenu leur assemblée générale dans les locaux de la Société place Octogone. Ils ont proposé le renouvellemement du bureau pour l’année 1883. Ont été élus : Prédident : M. Daisay. Vice président : M. Bérard. Membre du Comité : MM. Desay, comte Mario, comte Pateck Henry, Terca, Chaponilly, Besson. Le soir les membres de la société se sont réunis à l’hôtel de la Paix pour fêter dans un banquet plein de gaieté cordiale et d’entrain, l’heureux achèvement de cette première année et boire aux progrès et aux succès futurs de l’union»
Nous connaissons Jules Daisay.
Il a fallu attendre les obsèques de Bérard pour en connaître plus sur notre ancien vice président et pièces maîtresse de la vie de l’Union artistique :
« Les souvenirs qui resteront de lui parmi nous seront, avant tout, ceux d’un agronome très actif, très ami du progrès et des méthodes nouvelles, sachant non seulement profiter intelligemment pour l’exploitation de ses propriétés, mais désirant de propager ces méthodes autour de lui. Il fut des bons travailleurs de cette œuvre de perfectionnement qui est parvenue à transformer presque partout nos procédés d'exploitation, surtout en ce qui concerne la vigne et à développer la production du sol de Savoie dans des proportions que nul n’aurait pû prévoir il y a trente ans. C’est à ce titre qu’il joua une rôle prépondérant dans nos grandes associations agricoles. Il fut vice président du Syndicat des agriculteurs depuis le 23 janvier 1886, date de la fondation de ce syndicat : membre de la chambre consultative d’agriculture de 1890 à 1901 et vice président de cette chambre en 1893.
M. Barlet était doué d’une vocation artistique bien connue de ses amis. Son extrème modestie le tenait à ce point de vue comme à divers autres, en une défiance exagérée de lui-même. Il reste de lui toutefois quelques études d'amateur qui dénotent avec une ferme sûreté de dessin; une compréhension de la nature et un sens de la couleur suffisants pour laisser deviner qu’il y avait chez lui, sous des apparences réservées et froides, de tendance idéalistes. Aussi, au conseil général, était-il toujours chargé par ses collègues des rapports concernant sa chère Union artistique de la Savoie à laquelle il appartenait non seulement de fait, mais de cœur.
En une douloureuse circonstance comme celle qui nous réunit autour de cette tombe, Messieurs, il est permis à la politique de faire trêve, aussi n'y risquerai-je une allusion pour rappeler qu’aux yeux de M. Barlet comme à ceux de la très grande majorité des citoyens de notre pays, la forme républicaine du gouvernement français s’affirmait comme au-dessus de toute contestation. Par un sentiment que vous comprendrez tous, Messiers, je n’ajouterai qu’un mot au sujet de ses opinions personnelles sur les question qui nous passionnent aujourd’hui. Quelles qu’aient pu être ces opinions, elles ont toujours été sincères et je ne crains aucun démenti en rendant ici pleinement hommage à son entière bonne foi. Depuis de longs mois d’ailleurs, la maladie qui lui interdisait tout labeur, l’écartait en même temps de nos luttes et sa place était vide dans les différents conseils où il siégeait naguère si assidûment. Plus d’une fois, les membres de notre assemblée départementale aimeront à se rappeler cet ancien collègue, sympathique à tous, qui à Chambéry et dans tout le département laissera la mémoire d’un savoyard dévoué à sa province natale d’un travailleur consciencieux et d’un homme de bien.»
Le Patriote Savoisien du 7 septembre 1983
«Union artistique de Savoie
Demande de subvention.
Au nom de la quatrième commission, M. Marchand exprime le regret de ne pouvoir allouer à cette Société la subvention de 100 francs qu'elle sollicite.
M. Berard rappelle que, lorsque la demande de la Société l'Union artistique a été soumise au conseil Général dans une précédente séance, c'est avec l'appui de la quatrième commission, qui la recommandait. Il ne peut admettre que la situation budgétaire ne permette pas l'allocation de la somme de 100 fr. demandée, et, sans doute, la première commission voudra bien le reconnaître.
M.Jean Millioz, tout en témoignant de l'intérêt qui s'attache à la Société de l'Union artistique, dit que la Première commission, qui a jusqu'ici repoussé toutes les demandes de subvention formées par d'autres sociétés hautement dignes d’être encouragées, ne peut pas faire une exception et persiste à proposer le rejet de la demande.
N. Bérard fait remarquer que la première commission excède ses pouvoirs en se prononçant sur le fond de la demande qui lui est soumise seulement pour être examinée au point de vue budgétaire. Il Constate que, sous ce rapport, la commission n'a pas opposé de fin de non recevoir. Il fait ensuite ressortir que l'Union artistique est une Société spéciale au département de la Savoie, qui n'a rien de commun avec les nombreuses et riches sociétés des Amis des arts qui existent dans beaucoup de départements. Elle a pour but de grouper tous ceux qui s'adonnent à la peinture, au dessin, et particulièrement de faire naître et d'encourager le goût des arts chez les jeunes gens. Cette Société a témoigné de son activité par des expositions partielles, et, dernièrement encore, par une exposition qui a été remarquée dans les salles de la mairie de Chambéry. Elle n'a que des ressources très modiques, et la subvention qu'elle sollicite l'aidera à faire face aux frais exceptionnels d'une nouvelle installation devenue nécessaire.
M. Bérard demande au conseil de vouloir bien voter, surtout à titre d'encouragement, le faible subside qui lui est demandé.
Vote.
— M. le président met aux voix la demande de M. Bérard : elle est repoussée».
Le Patriote Savoisien du 28 décembre 1883 :
«La Société l'Union artistique est convoquée pour vendredi soir, à l'effet d'entendre l'exposé des comptes de 1883 et les propositions de son budget de 1884.
Sa prospérité constante et le nombre toujours croissant de ses membres tant actifs qu'honoraires nécessitent un changement de local.
Le même jour auront lieu les élections des administrateurs de la Société pour l'année prochaine.
Le dimanche suivant, 30 décembre, aura lieu, à l'Hôtel de la Paix, le banquet annuel de la
Société»
L‘Arrosoir «arrosant Chambéry à l’improviste» d’avril 1884 :
«Jeudi 27.
— Décidément, l'Union artistique de Savoie va produire de grands hommes ! Nous admirons aujourd'hui à la vitrine de M. Janin, encadreur d'horreurs, un magnifique tableau de M. Verpeaux.
Ce tableau, plein de richesse de couleur, mérite d'autant plus des éloges, qu'il a été enfanté par un jeune artiste timide ou modeste.
C'est grâce à ses amis d'atelier que M. Verpeaux a consenti à exposer son chef-d'œuvre.
Nous félicitons le jeune artiste et espérons que nous aurons bientôt l'occasion de parler de lui encore.
N'oublions pas le cadre, qui est splendide...»
Le Patriote Savoisien du 17 juillet 1884 :
«Tir international de Chambéry.
— Dimanche a pris fin le 12ème grand concours de tir international offert par la Compagnie des Chevaliers-Tireurs de Chambéry à l'armée, aux sociétés françaises et étrangères et aux amateurs.
A onze heures et demie a eu lieu un grand banquet qui réunissait les tireurs et les invités de la Compagnie.
Parmi les invités, signalons M. le préfet de la Savoie, M. le général Fischer, MM. les adjoints au maire de
Chambéry, M.le directeur des douanes, M. le lieutenant-colonel du 4' dragons, etc., etc.
Au dessert, M. Reymond, président des Chevaliers-Tireurs, a pris la parole pour remercier les tireurs qui
avaient répondu à l'appel de la Compagnie, puis il a proclamé les résultats du concours au tir de section.
Voici le discours prononcé par M. Reymond :
«... On nous disait à Lyon que, suivant l'usage adopté dans un pays voisin et ami, le premier toast devait être le
toast à la Patrie. Il faudrait qu'un Savoyard fût absolument sans voix pour ne pas porter ce toast à la Patrie. La Patrie, c'est
Le pays où l'on est né, et où le Savoyard veut pouvoir mourir.
Plus le pays est beau, plus on l'aime, et s'il en est ainsi, comment n'aimerions nous pas la Patrie? Jetez les yeux autour de vous! Où trouverez-vous un plus merveilleux tableau qui défie les plus riches palettes du peintre, et les accents les plus harmonieux du poète?
... Je remercie tous les généreux bienfaiteurs qui nous ont offert les prix que les plus habiles tireurs se disputent avec entrain, et je Veux remercier plus particulièrement l'Union artistique, cette jeune Société amie dont les meilleurs artistes ont bien voulu s'associer avec tant d'amabilité à notre œuvre patriotique...»
Le Patriote Savoisien du 28 août 1884 :
« Union artistique de Savoie.
Le Conseil, sur la proposition de M. Bérard, émet le vœu que l'Etat veuille bien accorder à cette Société
les collections de modèles qu'elle sollicite»
Le Patriote Savoisien du 22 décembre 1884 :
« Union artistique de Savoie.
Une tombola, offerte par les membres actifs aux membres honoraires, sera donnée le 3 janvier prochain, à huit heures du soir, rue des Portiques, dans les salons que le Cercle musical veut bien mettre à leur disposition.
Le Cercle musical et quelques amateurs prêteront, en outre, leur concours à cette réunion, au cours de la soirée, un rapport succinct de M. le président sur la situation de l'Union artistique, sera suivi d'une causerie sur l'Art.
Le lendemain, 4 janvier, à une heure dans local de la Société, auront lieu assemblée générale et les élections annuelles.
Le jour même, à six heures du soir, dîner annuel par souscription.
La tombola est absolument gratuite, il ne pourra être délivré d'autres billets que ceux offerts aux membres honoraires».
Nous rappellerons le discours que Jules Daisay fit au début de l’année 1885
Le Parterre («Echo du théâtre de Chambéry» «Journal théâtral, artistique, littéraire, humoristique et commercial» du 20 janvier 1885 :
«Tous les journaux de Chambéry ont fait connaître à leurs lecteurs les événements par lesquels l’Union artistique s'est signalée au commencement de l’année 1885. Et nos grands confrères n'ont pas marchandé leurs lignes en cette occasion. Ils ont raconté, par le menu la soirée, qui avait pour objet le tirage de la tombola organisée par les soins des membres effectifs de la Société.
Ce tirage était la pièce principale de la fête, mais il faut reconnaître que les pièces accessoires ne manquaient pas d'attraits ni d'importance.
Il a été également question, dans la plupart des comptes-rendus de la fête du, banquet annuel, qui a eu lieu le lendemain et de la chanson traditionnelle qui a égayé cette fraternelle agape.
Quelques-uns des lecteurs du Parterre, ayant témoigné le désir de connaître cette chanson, notre rédacteur en chef, M. Satisfait,
n'a pas hésité à entreprendre les démarches nécessaires pour se la procurer. Il y a réussi, sans trop de difficultés, et nous avons le plaisir de la publier ci-après.
CHANSON
Chantée au 3ème banquet annuel de l’Union artistique, le dimanche 4 janvier 1885.
PAR
Antony DESSAIX
AIR : La soupe aux choux se cuit dans la marmite.
I.
Une chanson,
C'est un aide-mémoire,
Une chanson,
C'est un nouveau jalon.
C'est un feuillet introduit dans l'histoire,
Marquant les pas faits par notre Union.
Et ma chanson
Est un aide-mémoire,
Nouveau jalon,
C'est ma chanson.
II.
La tombola,
Cet objet de nos rêves,
La tombola,
Est faite, la voilà !
On a groupé des maîtres, des élèves.
Tout ce que l'art,dans l'année enfanta.
La tombola .
Est l'objet de nos rêves,
Eh bien, voilà
La tombola.
III.
C'est un présent
Aux membres honoraires,
C'est un présent
Offert au jour de l'an.
Nous y joignons nos vœux les plus sincères
Au chansonnier le soin du compliment.
C'est un présent
Aux membres honoraires,
C'est un présent.
De jour de l'an .
III.
Suivant le sort,
Allez, œuvres aimées,
Suivant le sort,
Allez chercher un port.
De sentiments les âmes animées,
Vous recevront avec un doux transport.
Suivant le sort,
Allez, œuvres limées,
Suivant le sort,
Cherchez un port.
V.
Notre Union
A pris de l'envergure,
Notre Union
Suit sa progression.
Si l'on n'est pas grand clerc dans la peinture
Pour elle on a de la dévotion.
Notre
Union
A pris de l'euvergure,
Resserrons donc
Notre Union
VI.
Notre atelier
Nouveau sous les portiques,
Notre atelier
Se coupe par moitié.
On donne ici des cours académiques,
Là, de rapins nous faisons le métier.
Notre atelier,
Nouveau sous les portiques,
C'est l'atelier
De l'amitié.
VII.
Mais à Bérard,
Notre reconnaissance,
Car c'est Bérard
Le boute-en-train de l'art.
Chacun sait bien que sa douce influence,
De nos progrès est le point de départ.
Au cher Bérard,
Notre reconnaissance,
Au nom de l'art,
Vive Bérard!
VIII.
Le Comité
Est privé de mon aide,
Le Comité
Vient d'être revoté.
Je n'en suis plus.., c'est un mal sans remède
C'est un malheur, une calamité...
Le Comité
Est privé de mon aide..,
A la santé
Du Comité!
IX.
Plus qu'un couplet
Pour mon presque homonyme.
Plus qu'un couplet
Pour notre ami Daisay.
A nous former sans relâche il s'escrime,
Par coups de maître et non par coups d’essai
Plus qu'un couplet
Pour mon presque homonyme.
Plus qu'un couplet,
Vive Daisay !»
Le Patriote savoisien du 13 janvier 1986 :
«L'Union artistique a renouvelé son bureau pour l'année 1886.
MM. Daisay et Louis Bérard ont été nommés l'un président, l'autre vice-président.
Le soir, un banquet a réuni un grand nombre des membres de la Société à l’Hôtel de la Paix»
Le Patriote Savoisien du 17 février 1986
«Désireuse d'intéresser le public à ses travaux, l'Union artistique, dans son assemblée générale du 10 janvier
dernier, a décidé d'ouvrir désormais aux personnes étrangères à la Société la tombola annuelle inaugurée l'année dernière et a nommé une commission spéciale pour en organiser les détails et obtenir l'autorisation administrative.
Les lots se composeront d'œuvres d'art offertes par les membres de la Société ou acquises au dehors par la commission.
Il y aura mille billets ; chaque membre, honoraire ou actif, en recevra deux gratuitement ; le surplus sera vendu à un franc le billet. Le produit de la tombola, sous déduction des frais, doit être affecté à l'achat des lots ou servir à indemniser les membres actifs qui donnent leurs œuvres personnelles.
Le tirage aura lieu le 1er avril prochain en séance publique. Auparavant, les lots seront exposés dans les vitrines de M. Janin, doreur, sous les portiques».
Le Patriote Savoisien du 7 avril 1886 :
«Nous publions la liste des numéros gagnants à la tombola que l'Union artistique de Chambéry a tirée samedi soir, 3 courant, au concert du Cercle musical.
Les détenteurs de ces billets sont priés de vouloir bien retirer dans le courant de la semaine leurs lots déposés dans
les magasins de M. Janin, doreur, sous les Portiques.
Ces lots leur seront délivrés sur l'exhibition du billet correspondant et de leur signature qu'ils voudront bien inscrire
sur le registre d'émargement. Les lots non retirés dans la semaine chez M. Janin, pourront être réclamés, à partir du 12 courant, au local de l'Union artistique, rue des Portiques. Ceux qui n'auront pas été retirés au 1er juin prochain, resteront acquis à l'oeuvre.
Le numéro 21 : Fusain, don de M. Verpeaux.
Le numéro 25 : Deux sonnets, don de M. A. Dessaix.
Le numéro 40 : Gravure ancienne, don de Mme Goybet.
Le numéro 51 : Paysage, don de M. Trenca.
Le numéro 68 : Fusain (vue de Bordeaux), don de M. Guillot.
Le numéro 70 : Peinture (paysage), don de M. Chabert.
Le numéro 106 : Deux photographies, don de M. Perrin.
Le numéro 142 : Deux miniatures, don de M. A. Vallet.
Le numéro 147 : Aquarelle, don de M.Bérard.
Le numéro 159 : Peinture, don de M. Crochon.
Le numéro 171 : Bon pour six cartes-album, don de M.VuilLot.
Le numéro 194 : Peinture (nature morte) , don de M. Rubellin.
Le numéro 197 : Peinture (vue de Colmar), don de M. Stockausen.
Le numéro 207 : Aquarelle (vue de province), don de M. Bérard.
Le numéro 213 : Peinture (paysage), don de M. Chapouilly.
Le numéro 232: Peinture sur porcelaine, don de Mlle Chevron.
Le numéro 248 : Dessin à la fumée, don de M. V. Henri.
Le numéro 262 : Un volume (les Artistes français), don de M. A. d'Onciau.
Le numéro 268 : Peinture (tête de fantaisie), don de M. J. Daisay.
Le numéro 270 : Aquarelle (paysage), don de M. Marchand.
Le numéro 303 : Moulage (Lion debout), don de M. L. Jania.
Le numéro 330 : Gravure coloriée, don de M. le comte de Pateck.
Le numéro 332 : Pot à tabac, don de M. X...
Le numéro 345 : Un volume, don de M. Ch. Buet
Le numéro 331: Pointure, don de M. Em. Dénarié.
Le numéro 369 : Aquaralle d'après Chapslain, don de M. V. Marchand.
Le numéro 383 : Lithographie par Calame, don de M. V. Henri.
Le numéro 294 : Peinture (Leçon de chant), don M. le commandant Maillac.
Le numéro 441 : Fusain, don de M. Guillot,
Le numéro 447 : Miniature, don de Mme Chaboud.
Le numéro 449 : Paysage, don de M. V. Barlet.
Le numéro 458 : Un volume, don de M. Ch. Buet.
Le numéro 461 : Aquarelle (L'Hiver), don de M. Em. Dénarié.
Le numéro 464: Peinture sur porcelaine, don de Mlle G.
Le numéro 471 : Fusain, don de M. Burdet.
Le numéro 478 : Fusain, don de M. Guillot.
Le numéro 499 : Peinture (paysage), don de M. J.-B. Maréchal.
Le numéro 506 : Dessin à la plume, don de M. C. Maillac.
Le numéro 514 : Peinture (marine), don de M. Chabert.
Le numéro 516 : Un volume, don de M. Ch. Buet.
Le numéro 526 : Peinture (pêches et raisins), don de M. Rubillin.
Le numéro 557 : Peinture (intérieur rustique), don de M. A. de la Chavanne.
Le numéro 584 : Dessin à la plume, don de M. F. de Loches.
Le numéro 611 : Un volume, don de M. Ch. Buet.
Le numéro 630 : Peinture (paysage), don de M. Emm. Dénarié.
Le numéro 638 : Un volume, don de M. Ch. Buet.
Le numéro 639 : Peinture (coq et poules), don de M. le commandant Lenormand.
Le numéro 642 : Aquarelle (d'après Sauvageot), don de M. Bérard.
Le numéro 644 : Aquarelle (!a lettre de France), don de M. F. de Loches.
Le numéro 651 : Dessin au crayon, don de M le commandant d'Aigremont.
Le numéro 661 : Photographie (d'après Boucher), don de M. J.-B. Maréchal.
Le numéro 663; Paysage, don de M. Stochausen.
Le numéro 670 : Gravure, don de M. Molin.
La numéro 728 : Fleurs, don de M. Cachoud.
Le numéro779 : Peinture (une grève), don de M. Verpeaux.
Le numéro 813 : Dessin au crayon (les roches), don de M. Assier.
Le numéro 815 : Fac-similé de Deneuville, don de M. Chapouilly
Le numéro 840 : Un volume, don de M. Ch. Buet.
Le numéro 883 : Un volume, don de M.Ch. Buet.
Le numéro 901 : Un volume, don de M. Ch. Buet.
Le numéro 909 : Un volume, don de M. Ch. Buet.
Le numéro 916 : Un volume, don de M. Ch. Buet,
Le numéro 968 : Fusain (d'après Schultz), don de M. Evrot.
Le numéro 979 : Un volume (la Verrerie), don de M. le comte de Boigne»
Le Patriote Savoisien du 21 septembre 1987 :
«Demande de subvention en faveur de la société l'Union artistique
— M. Forest propose d'inscrire au budget, comme l'année dernière, une somme de
100 francs à titre de subvention à la Société l'Union artistique de Savoie.
M. Le préfet fait observer que la subvention précédente a été allouée à titre exceptionnel au budget
rectificatif, sans engagement pour l'avenir et que, d'ailleurs, aucune demande officielle de subside ne lui est parvenue de la part de cette société»
Le Courrier des Alpes du 19 janvier 1888 :
«L'assemblée générale annuelle de l'Union artistique de la Savoie a eu lieu dimanche. Dans l'après-midi, la Société a procédé à l’élection du bureau.
Le soir un banquet, auquel prirent part de nombreux membres actifs et honoraires, a eu lieu au Café du Commerce, rue de Boigne. Cette soirée a été pleine de gaieté et d’entrain. Grâce au dévouement de ses chefs et à la cordiale harmonie qui règne entre tous les membres, l’association n’a pas cessé de se développer jusqu’ici. Tout présage de nouveaux progrès.»
Le Courrier des Alpes est un journal de la Savoie et des États Sardes est un journal politique monarchiste, conservateur, clérical qui paraîtra du 3 février 1843 jusqu’en 1903. Il fait parti des organes de presse soutenant la cause des députés savoyards conservateurs, menés par le sénateur Costa de Beauregard, au parlement du royaume de Sardaigne de Turin. Il tient une position favorable à l'union à la France voisine, dite « annexionniste ».
Nous notons au cours de l’année 1888 plusieurs demandes de subvention au Conseil Général de Savoie de M. Bérard pour l’Union artistique : refus du préfet.
Le Patriote Savoisien du 29 mars 1889 :
«L'Union artistique de la Savoie vient de décider qu'elle offrira prochainement deux tombolas, l'une à ses membres honoraires, l'autre au public.
Les lots qui, pour la plupart, seront des œuvres des membres de l'association, seront exposés dans les vitrines de M. Janin, sous les Portiques»
Le Courrier des Alpes du 4 avril 1889
«UNION ARTISTIQUE.
Cette Société vient d'organiser une loterie composée de tableaux et de divers objets d'art très bien choisis. Le nombre des billets est de 1,500»
Le Patriote Savoisien du 2 mai 1889 :
«Union artistique de Savoie
L’Exposition générale des tombolas est ouverte a la Mairie de 1 h. à 4 h.
Elle comprend définitivement 106 lots, dont 67 pour la tombola publique, 39 pour l'autre.
Le tirage aura lieu samedi 4 courant, à la Mairie,»
Le Courrier des Alpes du 2 mai 1889
«L'Union artistique de Savoie expose en ce moment à l’Hôtel de Ville les lot de sa tombola annuelle. Cette exposition est remarquable non seulement par le nombre considérable des objets mais aussi par leur grandes valeur artistique et le goût parfait qui a présidé ) leur choix.
Nous n'avons plus à faire l’éloge d’une Société qui, depuis sa création s’impose à l'attention bienveillante du publique par son but patriotique et sa vitalité toujours croissante. Les efforts multipliés de ses membres sont couronnés aujourd'hui par des succès que l’on eut jamais osé espérer.
Plus d'une centaine de lots, dont 80 au moins sont l'œuvre d'artistes et d’amateurs de notre ville, voilà le bilan de la tombola de 1889. Et dans ce nombre considérable, que d'œuvres charmantes, que de beaux sites de notre pays fixés sur la toile sans avoir rien perdu de
Leurs lignes harmonieuses et de leur étincelante fraîcheur. C'est vers le paysage que l'Ecole de Chambéry semble diriger sa voie.
Si nous employons le mot Ecole, c’est que l’Ecole naît et qu'avec la marche croissante de la Société, Chambéry aura bientôt une pléiade d'artistes qui pourront faire admirer dans les salons étrangers, les splendeurs de notre beau pays. Déjà tous les chroniqueurs lyonnais nous ont fait, il y a quelque temps, une éblouissante description d’un coup de soleil dans la montagne dont un tableau de M. Daisay avait illuminé leur salon.
N'eut-elle donc pour but que la formation des jeunes amateurs, la Société l'Union artistique devrait être classée parmi les œuvres utiles de notre ville, mais elle tient aussi à plaire au public car en mettant les billets en circulation, elle peut bien dire avec plus de raison que jamais : je ne vends, mais je donne. Presque tour les lots, en effet, ont été gratuitement offerts. Ceux qui ont été acquis, ont été cédés à des prix de faveur. Cette acquisition et l'encadrement des lots absorbe complètement le montant de la vente des billets. La tombola qui doit être tirée samedi.
Sera une fête pour une grande partie de notre ville. Il y en a si peu aujourd’hui !»
Le Courrier Savoyard du 9 mai 1888 :
«Voici le résultat du tirage de la tombola qui a eu lieu le 4 mai, avec le nom des gagnants et des donateurs
Etude (peinture). Monod.
Rosés (peinture) Cachoud.
Panier de cristal.
Lac (p.). Mareschal.
Bords du Doubs (aquarelle). Basset.
Paysage (p.). Cachoud.
Vallée de Couz (aq.). Bérard.
Les cerises (p.) Cachoud.
Coquille. Société.
Madeleine (photogravure) Vuillot.
Jardinière. Société.
Les oiseaux de passage (gravure). Lathoud.
Paysage (p.). Mareschal.
Les Alpes à Chambéry (p.). Trenca.
Porte-bouquet en cristal. Société.
La diligence (fusain). Guillot.
Rosés. Barlet.
Louis IX (fusain) Mareschal.
Tristia (pastel). Cachoud.
Paysage (p.). Terpeaux.
Vide-poche en cristal. Société.
Au bord de l'eau (photopeinture). Crochon.
Coupe japonaise. Société.
Lac de Nantua Stokhausen
Bergerie (oléographie). P. de la Serraz.
Île de la grande Jatte (aq.). Bérard.
Brides-les-Bains (aq.). Bérard.
Paysage (aq.). Bérard.
Au Tremblay (photogravure). A. d'Oncieu.
Anéroïde. Société.
Paravent. Mlle Chevron,
Bords du Doubs (aq.).Basset.
Soubrette (aq.). Verpeaux.
A Candie (p.) Verpeaux.
L'amour à la ville (gr.) L. d'Alexandry.
A la Croix- Rouge (p.). Daisay.
Etude (p.).L. Chabert.
Le poète et le paysan (gr.). Dunoyer.
Le XVIIe siècle. Comte de Boigne.
Fruits (p.). Rubellin.
Val de Fier (p.). Lenormant.
Néréide (photogr.) Vuillot.
Lac de l'Echauda (fusain). Guillot.
L'escarpolette (photogr.). Vuillot.
Photographies instantanées. Perla
Gorges du Guiers (2 photog.) Perrin.
Elude (p.) Trenca.
Panier Saxe. Bartesago.
Photographies. Janin.
Veille d'examen (fusain) Daisay.
Jardinière. Société.
Porte-photographie. A. de la Chavanne.
Paysage (aq.). Lenormant
Chapelle de Saint-Bruno. d'Aigremont.
Écrans (p.). Mlle Chevron.
Bronze presse-papier. Société.
Photographies instantanées. Perla.
Vase terre cuite, Peguet.
Couteau à papier vénitien. Société.
Pont Saint-Bruno (fusain), D'Aigremont.
Grange (p,). Barlet.
Panorama de Chambéry (phot.). Perla.
Marine (fusain). Verpeaux.
Paysage (p.).E. Denarié.
Environs de Meaux (p.). Bethmont.
Marquise (aq.). Verpeau.
Fruits (p.).Rubellin.
Les Bull&g de savon (gr.),Trenca.
Coucher de soleil (aq.). Bérard.
Au pâturage (phot. p.)
A l'Affût (aq.). Guillot.
Au Reclus (fusain). D'Aigremont.
Paysage (fusain]. Guillot.
Ruines du Château d'Epierre. Assies.
A Châtillon (p.), Cachoud,
Aux Marais de Challes (p.). Trenca,
Paysage (fusain). A d'Oncieu.
Départ des Hirondelles (dessin à la plume). Basset.
Environs de Tours (p.) Monod.
Etude Fruits (p.). Veipeau.
Paysage (aq.)., Despines,
Rosés (pastel), Mlle Despines.
Photographies. Janin.
Dyptique (grav.), Mme Goybet.
A Brides (aq.). Bérard.
Sous-Bois (aq.). Stockhausen
Paysage (p.), Mareschal.
Presse-papier. Levret.
Le Cerf (aq.). Guillot.
Paysage (p.). Chapouilly.
Marine (p.). E. Denarié.
Village (p.). Maillac.
Photographies. Perrin.
Poterie de Cognin. Ph. d'Oncieu.
Pot à tabac. Peguet.
La Rivière (p.). Daisay.
Ruisseau de Couz (aq.). Bérard.
Nature morte (p.). Maréchal
Chasseur à cheval (aq.). Lenormant.
Tête de femme (p.) E. Denarié»
Le courrier des Alpes du 26 avril 1890
«L'Union artistique de Chambéry offre une tombola à ses membres honoraires.
Le tirage aura lieu au local de l'Union, 10, rue des Portiques,le 10 mai prochain, à deux heures del'après-midi.
L'exposition des lots aura lieu chez M. Janin, du 5 au 9 mai».
Le Courrier des Alpes du 15 mai 1890 :
« Union artistique.
Le tirage de la tombola a eu lieu, au local de l'Union, samedi, 10 mai, à deux heures après midi.
Ont été extraits successivement les noms et numéros des lots suivants:
Femme à la guitare (huile). Denarié.
Marine (aquarelle). Mareschal.
Paysage (aquarelle). De La Serraz.
Paysage (huile). Barlet.
A l'affût (aquarelle). Lenormand.
Pêches et raisins (huile) Filliard.
Paysage (aquarelle). Filliard.
Chemin à Bissy (fusain). L. Guillot.
Lac du Bourget (huile). Cachoud.
Village d'après Vissaut (aquarelle).Bé rard.
A Ghaloux (fusain). A. d'Oncieu.
Paysage (huile) .Stockuausen.
Bretonne (aquarelle). Despines.
Fontaine Saint-Martin (fusain). Guillot.
Paysage (aquarelle). Stockhausen.
Myosotis (huile). Morion.
Vallée dans les Alpes, d'après Levigne (aquarelle).Bérard.
Retour à la patrie (phot).d'Aviernoz.
Tête dechien (aquarelle).Lenormand.
Marine (huile). Denarié.
Paysage (aquarelle). Stockhausen.
Montgex (fusain). A d'Oncieu.
Tête de chien (aquarelle). Lenormand,
Aux Eaux-Mortes, près d'Annecy (aquarelle). Bérard.
Nature morte (huile). Cachoud.
Eau-forte. De La Chavanne.
Sur le Boulevard (dessin). E. Revel.
Jeune fille (aquarelle).D aisay.
La rivière (aquarelle). Guillot,
Sous Jacob (huile). Verpeaux.
Paysage (huile). Mareschal.»
Le Courrier savoyard du 26 août 1890
«Conseil Général de Savoie. Séance du 25.08
Une subvention de 100 fr. est votée à l'Union artistique de Chambéry»
Nous rappellerons le discours tenu par Emmanuel Dénarié devant l’Académie de Savoie en décembre 1890
Le Courrier des Alpes du 15 janvier 1891 :
«Dimanche dernier, la Société de l'Union artistique a tenu dans ses locaux sa douzième assemblée générale annuelle
et a composé ainsi son bureau:
Président : M. Daisay ;
Vice-président : M. Bérard.
Trésorier : M. Guillot ;
Secrétaire : M. Denarié ;
Bibliothécaire : A. de la Chavanne ;
Membres du Comité : MM. Le comte Marin, Barlet, Lenormand, Henry, Filliard, A.d'Oncieu de la Bâtie.
Le soir, une table de 40 couverts réunissait une société choisie dans les salons du restaurant Bret. Au dessert, M. Daisay, président de l'Union artistique, dans un langage élevé et d'une élégante clarté, a remercié ses collègues de l'honneur qui lui avait été fait, et a bu à la prospérité de la Société. Deux autres toasts ont été portés : l'un à M. Daisay, par M. Bérard, président sortant, l'autre aux anciens présidents, MM. Le comte Marin et Bérard, par M. Denarié. La réunion s'est en suite soutenue dans
Un entrain admirable, grâce surtout à quelques amateurs de choix qui ont bien voulu prêter leur concours à la fête, et parmi lesquels nous féliciterons particulièrement MM. Morion, Perrier, Eugène Revel et Bruas. II était une heure quand les derniers accords du piano sonnèrent la retraite, et les échos nous rapportent depuis lors, que rarement une fête de Société n'a, aussi bien réussie».
Patriote Savoisien du 16 janvier 1891 :
«L'assemblée générale annuelle de l'Union artistique pour le renouvelle ment de son comité.
Ont été élus...
Dans la soirée, joyeux et fin dîner au restaurant Bret, élégamment décoré pour la circonstance, cela va de soi, Banquet auquel ont pris part une quarantaine de convives, et qui a été égayé par les chansons et poésies de notre spirituel et trop intermittent collaborateur Antony Dessaix, dont a muse alerte et féconde apporte à ces aimables réunions tant de charme et d’entrain»
Courrier des Alpes du 2 avril 1891 :
«La tombola offerte par l'Union artistique à ses membres honoraires sera tirée le samedi 2 mai, à deux heures de l'après-midi, dans la salle du Cercle musical, rue des Portiques, 10. L'exposition aura lieu dans les vitrines de M. Janin, à dater du 20 avril».
Patriote savoisien du 17 mai 1891 :
«Tirage de la tombolade l'Union artistique du 8 mai 1891
Ont gagné :
M. le comte de Martinet, aquarelle de M. Stockbausen.
N. le baron L. d'Alexandry, fusain de M. d'Aigremont.
M. Bourgeois, fusain de M. le comte d'Oncieu.
Mme E. Ancenay, aquarelle de M. Cachoud.
Mme la comtesse de Villeneuve, peinture de M. Verpeaux.
N. Chevalier Fleury-Levret, méli-mélo par M. Viotti.
M. d'Aigremont, aquarelle de M. Martinet.
N. Rey-Emile, peinture, don de M. Monestès.
M. Chevron, professeur, aquarelle de M. Lenormand.
N. Deschamps, fusain de M. Guillot.
Mme Domenget, peinture de M. Stockhausen.
M. Schall Félix, un volume de M. Metzger.
N. Grasset, aquarelle de M. Bërard.
M. Châtelain, fusain de M. Viotti.
N. Grange François, fusain de M. Guillot.
M. Barlet, acquarelle'ide M. Cachoud.
Mme Goybet, peinture de M. Dénarié.
M.Guinard, 2 volumes, don de M. le comte A. de la Chavanne.
Mme la baronne de Buttët, bon pour un dessin de M. E. Revel.
N. Cavaillon, peinture, de M. Stockhausen.
M. Le comte E. de Boigne, aquarelle de M. Bérard.
M. Vincenty, aquarelle de M. Filliard.
M. Dénarié Amédée, aquarelle de M. Lenormand.
M. Le marquis de Costa, aquarelle de M. Bérard.
M.Cachoud, fusain de M. Guillot.
M. Viotti, aquarelle de M. Bérard.
M.Assier, aquarelle de M. Filliard.
M. Morion, peinture de Mme Rullier.
M. Dénarié E., aquarelle de M. Bérard.
M. le baron de Buttet, aquarelle de Lenormand.
M. Filliard, aquarelle de M. Martinet.
M. Domenge, photogravure de M. Daisay.
M. Pillet, avocat, peinture de M. Trenca.
M. Le comte de la Serraz, aquarelle de M. Filliard».
Le Patriote Savoisien du 20 mars 1892 :
«Union artistique
Cette Société a décidé l'organisation d'une tombola dont le produit sera destiné à concourir à la reconstruction du
portail Saint-Dominique que nous aurons le plaisir de voir à occasion, des fêtes du Centenaire.
Le comité recevra tous les dons qui lui seront faits et comme cette oeuvre est d’importance, nous espérons que cette tombila aura un certain éclat.
L'exposition publique des lots aura lieu prochainement au Théâtre de Chambéry ».
Ancien portail d'entrée du couvent des Dominicains qui fut remonté au pied du château
Le Courrier des Alpes du 19 mai 1891
«Tombola de l'Union artistique.
La Société de l'Union artistique vient de clore l'exposition qu'elle avait faite dans les vitrines de M. Janin. On a pu y remarquer un nombre considérable d'œuvres d'une grande variété et, d'un grand charme qui sont toutes destinées à la tombola que la Société organise cette année-ci pour contribuer à la réédification du portail Saint-Dominique.
L'idée est heureuse, et pour l'Union artistique, c'est bien comprendre la mission qu'elle s'est donnée et ce que le public peut attendre d'elle maintenant.
Avant de procéder au tirage, dont la date, dit-on, ne doit pas dépasser le 15 juin, la Société compte encore sur la réception de nouvelles œuvres qui feront de la tombola de cette année la plus riche qui ait été jamais organisée à Chambéry.
L'Union artistique, en effet, est en pleine voie de prospérité. Le goût des choses de l'art, qui a été presque endormi longtemps dans notre cité, s'est lentement réveillé sous son impulsion. On sait voir maintenant; l'initiation du public se fait, nos maîtres sont appréciés avec justesse, pendant que de jeunes talents qui, faute de groupements, se sentaient autrefois découragés et inconnus, se perfectionnent maintenant par la critique mutuelle et se produisent facilement au grand jour.
Tout contribuera donc à donner beaucoup d'éclat à la tombola de 1892. Le public lui fait grand accueil, car soit l'idée patriotique qui l'a fait naître, soit les lots qui la composent, tout est fait pour attirer sur elle le plus grand intérêt.»
Courrier des Alpes du 19 juin 1892
«Le portail de Saint-Dominique.
Depuis quelques semaines la Commission chargée
par la confiance publique de réédifier ce beau monument de l’art gothique en Savoie, en est arrivée à la période d’exécution. Les travaux préparatoires sont achevés et M. Nouvellement, l'habile entrepreneur de cette oeuvre délicate va commencer la pose. L’on a ouvert la longue remise où, depuis si longtemps, gisaient les pierres fouillées avec tant de soin et de délicatesse par les maîtres sculpteurs du XVe siècle. A la f=grande joie de tous les amis des beaux-arts, on a constaté que le monument avait résisté à trois cents années de station debout et son dangereux sommeil de quarante années sous les marronniers du Grand-Jardin. La partie en molasse d’excellent choix d’ailleurs, a subi par-ci par-là quelques détériorations ; mais elles sont de peu d'importance, étant donné que le visiteur les distinguera à la hauteur où se trouveront les pierres pierres endommagées. Quelques restaurations dans la mesure de ce qui sera strictement nécessaire seront opérées afin d'assurer partour la solidité de l’assise et de compléter les lignes dont la brisure offenserait l'œil. Une certaine augmentation dans les frais prévus résultera de la rencontre, dans les tranchées d’un vieux rempart qui a fait, aux coups de pioche, une résistance désespérée.
La souscription publique a été accueillie avec faveur et le trésorier a pu encaisser déjà une jolie somme que l’Union artistique de Chambéry s’est chargée d’arrondir. Il a eu la bonne idée de faire une Tombola de lors recueillis auprès des nombreux artistes du pays. Chacun des membres de cette brillante association a pris, parmi ses oeuvres les plus charmantes, une peinture, une aquarelle, etc...
Deux expositions des lots ainsi formées, ont été admirées au vitrines des grands magasins de tableaux et estampes de M. Janin. Nous les avons visitées, d'un œil d'envie, ces jolies choses. Quoi de plus suave que cette tête de jeune fille enveloppée de voiles légers, envoyée par le sculpteur Levret ; qui ne voudrait orner les panneaux de son salon des «Environs de Chambéry» par M. Daisay ; d'une aquarelle de M. Bérard.
Nous donnerons dans un prochain numéro la liste des objets donnés ; les billets ne coûtent qu'un franc ; il en existe encore
un certain nombre. S'il y a beaucoup d'appelés, il y aura beaucoup d'élus ; qu'on se le dise !»
Le Courrier des Alpes du 12 juillet 1891
«Choses artistiques.
Au moment où l'exposition de la Société de l'Union artistique ramène un instant le public aux préoccupations de l'art, il n'est que juste de consigner ici un succès obtenu par M. François Cachoux, élève de l'école des Beaux-Arts de Paris.
Notre jeune compatriote s'était présenté aux maîtres de la capitale, déjà muni des excellents principes qu'il avait puisé dans les conseils de l'illustre et vénéré M. Molin, au Salon des Champs-Elysées qui vient de se clore, le jeune élève a fait .recevoir un pastel dont le charme attirait les regards. Le pastel est un genre difficile qui demande une grande délicatesse de main.
Celui dont nous parlons représente un coin de la banlieue de Paris par un soir d'hiver. Le village de Vanves se détache sur un ciel gris-clair rompu par la traînée rougeâtre du soleil ; une impression mélancolique se dégage de ce tableau. Nous espérons le voir prochainement à Chambéry, où l'on s'intéresse toujours vivement â tous les succès de nos jeunes artistes»
Les Alpes Illustrées du 18 mars 1894
«Nécrologie.
Mercredi ont eu lieu les funérailles de M. Benoît Molin, conservateur su musée de peinture honoraire du lycée et l'école municipale de dessin et peinture de notre ville, décédé dans sa 84 année. Les coins du poête étaient tenus par MM. Revoit, maire de Chambéry ; Gilles, inspecteur d'Académie ; Pluzanski, proviseur du Lycée ; Viotti artiste peintre, délégué par l'Union artistique ; Revel, architecte départemental ; Vallet, artiste sculpteur.
Deux discours ont été prononcés au cimetière par le Maire de Chambéry, et par M. Daisay, au nom de l'Union artistique.
M. Molin était un peintre de grand talent. Plusieurs fois ses œuvres avaient été admises au Salon et son chef-d'œuvre, le Baiser de Judas, avait été primé et acquis par l’Etat qui en a fait don au musée de Chambéry».
Le Patriote Savoisien du 23 mai 1894
«Cercle musical et Union artistique
Concert et tombola offerts aux membres honoraires des deux sociétés, mercredi 23 mai 1894, à 8 h. 1/2 du soir, salle de
Villeneuve, 70, place Saint-Léger,
Programme :
PREMIÈRE PARTIE
1. Ouverture de Raymoad A. Boisard.
2. Solitude B. Godard.
3. Le Roman d'Arlequin J. Massenet.
A) Ouverture (Gigue).
B) Le Roman d'Arlequin.
c) Rêverie de Colombine à sa fenêtre.
D) Sérénade d'Arlequin à Colombine (Flûte, M. Poulignon ; haut-bois, M. Rossotti.)
E) Finale.
Intermède : Tirage de la Tombola.
DEUXIÈME PARTIE
1. Sonate, violon et piano E. Grieg (par MM. Pizzi et Bonnel.)
2. A) Menuet des petits violons H Pessard (du Capitaine Fracasse.)
C) Fragment (de l'opéra de Xerxès). Haendel.
3. Sérénade Widor.
4. Marche (du Songe d'une Nuit d'été) Mendelssohn»
Le courrier Savoyard du 23 mai 1894
«Cercle musical et Union artistique.
Avant-hier ont eu lieu le concert et la tombola offerts aux membres honoraires des deux Sociétés. Le concert a tout particulièrement réussi. L'assistance, nombreuse et choisie, n'a, par ses applaudissements, fait que rendre justice à l'interprétation délicate et savante des œuvres des maîtres.
L'exécution d'une sonate de Griez, par MM. Pizzi et Bonnel, a été très appréciée des amateurs à cause des difficultés sans nombre dont l'œuvre est hérissée.
Le tirage de la tombola a été l'occasion pour M. Bêrard d'improviser une charmante allocution sur l’Art
Voici la liste des numéros gagnants :
1. Paysage, peinture de Cachoud,gagné
2. Port de Bordeaux, fusain de Guillot,
3. Aquarelle, paysage de Grange,
4. Aquarelle, paysage d'après Calana, de Bérard,
5. Roses et Pensées, aquarelle de Filliard, gagnée par Mme la comtesse de Villeneuve.
6. Peinture, paysage de Monod,
7. Paysage d'Algérie, aquarelle de Moinier,
8. Lac du Bourget, peinture de Chabert, gagné par M. Favier, banquier.
9. Une étable, peinture A Antonini,
10. Talloires, aquarelle de Bérard,
11. Christ, fusain de Viotti,
12. Bords de la Loire, fusain de Guillot,
13. Lac d'Aiguebelelte, peinture de Morion,
14. Etude, paysage de Morion,
15. Etude, paysage de Chabert,
16. Aquarelle d'après Lambert, de Bêrard, gagnée par M. Raymond, avocat.
17. Lac du Bourget, peinture de Filliard,
18. Eventails rosés de Viotti
19. Lisière de forêt, peinture d’Antonini,
20. Ville des Marches, peinture de Morion,
21. Aquarelle, paysage de Moinier,
22. Paysage crayon de Viotli, gagné par M. Bollon, professeur.
23. Clairières en lorêt, fusain de Guillot,
24.Une nymphe, peinture de Daisay, gagnée par M. Vallet, sculpteur.
25. Etude, paysage de Denariè,
26.Tambourin, paysage de Mlle Chevron».
Le Patriote Savoisien du 5 octobre 1894
«Subvention à la société d'Union artistique de Savoie.
Suivant la proposition qu'en fait la 1" commission, par l'organe de M. Claude Perrier, le conseil vote en faveur de la société l'Union artistique de Savoie une subvention de 150 francs qui sera inscrite au budget rectificatif de 1894.»
Le Patriote républicain de la Savoie est un journal d’informations générales et locales de tendance libérale, républicaine et laïque. Ce journal s’est formé par la fusion du Républicain de la Savoie et du Patriote savoisien. Journal démocratique de la Savoie et de la Haute-Savoie dont il reprend la numérotation. Il deviendra : Le Patriote savoyard (1940-1944)
Le Patriote Républicain de la Savoie du 20 décembre 1896
«L'Union artistique tiendra son assemblée générale annuelle au local de la Société, le dimanche 27 décembre, à 5 heures après-midi. Le dîner annuel sera servi au même local, le même jour, à 7 heures, par M. Pollet.
La tombola, offerte aux membres honoraires, sera exposée ledit jourau salon de la Société, et les jours suivants chez M. Janin».
Le Courrier des Alpes du 5 février 1898
«L'Union artistique de la Savoie a eu la très-heureuse idée d'organiser une tombola dont le produit servira à élever un buste de
Benoît Molin, notre grand peintre Savoyard. Des lots ont été fournis avec empressement par de nombreux artistes».
Le Patriote Républicain de la Savoie du 23 février 1898
« On peut voir dans les vitrines de M. Janin l’exposition de la Deuxième série des lots de la tombola organisée par l’Union artistique de Savoie. A signaler un tableau du regretté M. Molin, La Dernière Caresse offert par Mlle Molin.
Comme on le sait, cette tombola a pour but de faire exécuter le buste de M. Molin pour une des salles du musée de Chambéry »
Le Patriote Républicain de la Savoie du 27 avril 1898
«Hier a eu lieu à la mairie le tirage de la tombola organisée par l’Union Artistique de Savoie, dans le but d’offrir au Musée de notre ville le buste de M. Molin dont l’exécution sera très probablement confiée à notre compatriote M. Vallet. Tout le monde a applaudi à l'initiative de l'Union artistique ; mais il est une autre proposition, qui certainement ralliera tous les suffrages, c’est de donner à une des rues de notre nouveau quartier du Verney le nom du grand peintre savoyard».
Le Courrier des Alpes du 16 avril 1898
«Union Artistique.
TOMBOLA MOLIN.
Liste des Lots.
1. Roses, peinture, M. Filliard.
2.Marine, id., id.
3. Vallée alpestre, aquarelle, M. Bérard.
4. Pont en Royans, id., id.
5. Prière, aquarelle, M. Viotti.
6. Vue des Sept-Laux, peinture, Bernard.
7. Judas et Satan, pastel, M. Revel.
8. Paysage, peinture, M. Chabert.
9. Solitude, fusain, M. Guillot.
10. Paysage d'automne, peinture, M. Chapouilly.
11. Le Chat, terre cuite, M. Vallet.
12. Dénicheuse d'amours, eau-forte, M. Metzger.
13. Nature-morte, peinture, M.Rubellin.
14. Fleurs, aquarelle, M. Bertin.
15. Sous-bois, peinture, M. Daisay.
16. Dernier Ami, id., M. Molin.
17. Paysage, aquarelle, M. Bérard.
18. Corot, gravure, M. A. Dunoyer.
19. Clair delune, fusain, M. Guillot.
20. Pivoines, peinture, M. Charmète.
21. Vache blanche, peinture, M. Chabert.
22. Paysage, peinture, M. Chapouilly.
23. Fleurs, pastel, M. Filliard,
24. Effet de neige, fusain-pastel, M. Denarié Emmanuel.
25. Paysage, aquarelle, M. Filliard.
26. Paysages, 2 aquarelles, M. Monod.
27. Paysage, peinture, C. Durand.
28. Cendrier, bronze, M. Gentil.
29. Vue de Venise, simili aquarelle, le marquis de la Serraz.
30. Tableau de genre, aquarelle Viotti.
31. Paysage, aquarelle, M. Bertin.
32. Sur l'eau, aquarelle, M. Viotti.
33. Roses, peinture, M. Simonod.
34. Paysage, fusain, M. Léonard.
35. Intérieur en Algérie, aquarelle, Porre.
36. Tambourin-fleurs, peinture, M. Monod.
37. Le Loup dans la bergerie, gravure. M. Ghappaz.
38. Effet de neige, fusain, M. Guillot.
39. Paravent, peinture, M. Filliard.
40. Paysage, aquarelle, id.
41. Vue d'Algérie, aquarelle, M. Porre.
42. Fleurs, aquarelle, Mme Vuillerme.
43. Vue de Bordeaux, fusain, M. Guillot
44. Paysage, peinture, M. Cachoud.
45. Id., id., id.
46. Paysage, peinture, aquarelle, M. Bérard.
47. Prière, peinture, M. le comte Marin.
48. Marine, aquarelle, M. le baron d'Alexandy.
49. Jardinière, faïence, M. Duclos, de Marseille.
50. Chemin de sable, broderie, M" Duclos, de Marseille.
51. Deux Aucuba vases, M. Barlet Victor.
52. Deux Lauriers-thym, vases, M. Barlet Victor.
53. Paysage, aquarelle, M. Fayot.
54. Paysage, peinture, M.Grange.
55. Vue de Chambéry, aquarelle, M. Duverney.
56. Animaux, dessin de Derghem, M. le marquis Costa de Beauregard.
57. Paysage, aquarelle, M. Verpeaux.
58. Marine, id., id.
59. Table laquée, peinture, M" Chevron et M. Janin.
60. Paysage, photographie, Société de photographie.
61. Paysage, photographie, Société de photographie
62. Un volume, M. A. Perrin.
63. Chamonix, un volume, M. A. Perrin.
64. Vieille France, un volume, M. le Comte Aimé d'Oncieu.»
Le Patriote Républicain du 16 avril 1900 :
«Nécrologie
Nous apprenons avec un vif regret la mort prématurée de M. Jules Daisay décédé le mardi 17 avril dans sa maison de campagne de Barberaz. M. Daisay avait été l'élève du regretté maître chambérien Benoist Molin. Il avait appris de lui la rigueur d’un dessin sobre et l’amour de la vérité. Il se perfectionna à l’école des Beaux-Arts . Artiste très heureusement doué, d’une probité scrupuleuse, habile à observer et à interpréter la réalité naturelle, il fit recevoir en Salon plusieurs tableaux qui furent très remarqués et dont quelques uns ont été reproduits par la gravure. Au hasard de ses souvenirs, mentionnons le Petit Mendiant, l’Indiscrète, la Vielle de l’Examen, etc.. Il excellait surtout dans les portraits. Il savait discerner et rendre la caractéristique d’une physionomie. En 1881, il se consacra à l’enseignement . Il suppléa au lycée M. Molin et lui succéda en 1885 à l’Ecole préparatoire à l’Enseignement supérieur, au cours de peinture de la fondation Guy. Il rendit d’éminents service à la cultrure artistique de noter jeunesse, lui inspirant le goût du neau et la passion du vrai. Il contribua pour une large part à la fondation de l’Union artistique qui est devenue la féconde pépinière de nos jeunes aquarelliste et de jeunes peintres. Il apporta son précieux concours à la plupart des fêtes organisées à Chambéry ces dernières années, notamment à la magnifique cavalcade dont on n’a pas perdu le souvenir et à la kermesse de charité de 1891 L'estime de ses concitoyens à sieger au conseil municipal où il conquis tout de suite une grande autorité. SOn avais était prépondérant dans toutes les questions si nombreuses qui interesent les Beaux -Arts. En 1894, il fut nommé premler adjoint au maire de Chambéry et garda ces fonctions jusqu'au renouvellement de 4896. Déjà se sentant atteint et désireux de se concentrer tout entier aux travaux artistiques, il renoncça à se représenter au conseil municipal et s’occupa activement de classer les richesses de notre pusée municipal dont il fut nommé conservateur après le décès de M. Benoist Molin. Cependant cédant aux pressanres sollitations de ses amis, il consentit à accepter une condadature au conseil d’arrondissement. Il fut élu et remplit ces fonctions avec le dévouement assidu et éclairé qu’il apportait à tous ses travaux. Le 2 janvier dernier, la maladie dont il était atteint et à laquelle il vient de succomber, ne empêcha pas de se faire transporter au Palais de Justice pour soutenir de son suffrage la cause républicaine à laquelle il était inébranlablement attaché.
Sa vie a éét celle d'un laborieux, d’un modeste et d’un vaillant. Il aurait pu, comme tant d’autres parmi nous, se faire à Paris une place parmi les plus renommés. Il a préféré passer son existence dans sa ville natale. Il y a exercé une influence profonde et bienfaisante dont les effets se feront longtemps sentir. Il a donné des exemples de dévouement, de désintéressement. Qui ne seront pas stériles. Il laisse de nombreux amis
qui pieusement son souvenir. Nous prions sa veuve, si affectueuse et douce, ses filles, ses gendres, toute sa famille frappée par un deuil irréparable, d’agréer nos profonds sentiments de condoléances.»
2 mois après le décès de Jules Daisay, M. Trenca, membre actif de l’UAS disparaissait. Il était professeur au conservatoire et maître de Chapelle à l’église métropolitaine. Il créa le cercle choral et dirigea le cercle lmuscial. « C'était un peintre distingué et plusieurs de ses œuvres ont été prisée. Presque tous ses tableaux ont un cachet spécial et ses paysages aux tous adoucis ont une tonalité de mélancolie et de douceur qui les faisaient rechercher par beaucoup de connaisseurs ; l'harmonie musicale, l'harmonie de la couleur, tel a été le facteur sincère de son talent multiple».
Patriote républicain du 3 juillet 1904
«Obsèques de M. Barlet
Les obsèques de M. Barlet ont été célébrés hier matin. Une foule considérable se trouvait réunie à la gare d’où est parti le convoi funèbre pour se rendre à l'église Notre-Dame.. Les Cordons du poêle étaient tenus par M. Garipuy, secrétaire général, remplaçant le préfet empêché, par MM. Bel, de Villeneuve, Lyonne, Jarrin, Viotli, vice président de l'Union artistique, et Maunand, conseiller d'arrondissement du canton d’Yenne que représentait M. Barlet au conseil général. Deux discours ont été prononcés au cimetière par M. Garipy; au nom de l’administration et par M. Maunand au nom du canton d’Yenne. M. le secrétaire général de la préfecture s’est exprimé en ces termes :
«Messieurs,
Je dois tout d’abord excuser le président qui, retenu ce matin par d’impérieures obligations administratives n’a pas pu à son grand regret rendre les derniers devoirs à M.Barlet, et m’a donné la mission de le remplacer à cette triste solennité. Je dois également présenté les excuses de MM. Les sénateurs Perrier et Gravin, empêchés par leurs travaux parlementaires de se trouver aujourd'hui à Chambéry.
Le premier, comme président du conseil général, a chargé M. le préfet de représenté ici cette assemblée. Délégué de M. le préfet, c’est donc au nom de l’assemblée départementale comme au sien que je viens rappeler brièvement devant vous, Messieurs, les services rendus par le regretté M. Barlet.
Les souvenirs qui resteront de lui parmi nous seront, avant tout, ceux d’un agronome très actif, très ami du progrès et des méthodes nouvelles, sachant non seulement profiter intelligemment pour l’exploitation de ses propriétés, mais désirant de propager ces méthodes autour de lui. Il fut des bons travailleurs de cette œuvre de perfectionnement qui est parvenue à transformer presque partout nos procédés d'exploitation, surtout en ce qui concerne la vigne et à développer la production du sol de Savoie dans des proportions que nul n’aurait pû prévoir il y a trente ans. C’est à ce titre qu’il joua une rôle prépondérant dans nos grandes associations agricoles. Il fut vice président du Syndicat des agriculteurs depuis le 23 janvier 1886, date de la fondation de ce syndicat : membre de la chambre consultative d’agriculture de 1890 à 1901 et vice président de cette chambre en 1893.
M. Barlet était doué d’une vocation artistique bien connue de ses amis. Son extrème modestie le tenait à ce point de vue comme à divers autres, en une défiance exagérée de lui-même. Il reste de lui toutefois quelques études d'amateur qui dénotent avec une ferme sûreté de dessin; une compréhension de la nature et un sens de la couleur suffisants pour laisser deviner qu’il y avait chez lui, sous des apparences réservées et froides, de tendance idéalistes. Aussi, au conseil général, était-il toujours chargé par ses collègues des rapports concernant sa chère Union artistique de la Savoie à laquelle il appartenait non seulement de fait, mais de cœur...»
En 1918, l’Union artistique organisait une
»Tombola au profit des oeuvres d’assistance aux Blessés
Exposition des lots gracieusement offerts par les artistes et de généreux donateurs.
Vendu au profit de l’Œuvre 0,50 f
Sonnet inédit de M. A. Bertin dédié aux français
Achard : sous bois dessins
D’Archier 1ere tranchée 1914 aquerelle faite au front
Pont détruit sur la marne id
Paysage savoyard aquarelle
Bérard ; Les Chappieux aquarelle
J. Bugnard ; Les récifs à la Croix de Calvaire, peinture
F. Cachoud : Lune d’or à Clécy Pastel
P. Calès (l’abbé) : La vallée de Tencin, peinture
Pâle soleil de février à Tencin peinture
J- M Caron : Une mare au Col d’Arrandon, pastel
L. Chapouilly : Soir en Savoie, peinture
J Cochon : Le Général Songeon, gravure
P Combet Descombes: Etude de nuit, gravure
Lande bretonne, peinture
J. Communal : La Grande Paré vue du tunnel du Galibier, Peinture
C Coppier : La gardienne du cloître de St Jean de Maurienne , gravure
J. Counaud La petite rue du port La Rochelle gravure
Ch. Cottet : Barques la nuit, gravure
E. Dechelle : Derniers rayons sur le Penay; pastel
E Dubois : La vallière en Carmélite Fraglebt en réduction du monument à Bossuet, scupture
P. Duverney : Mantes aquarelle
E. Filliard : Girofflées aquarelle
F. Grange: Lanslebourd, aquarelle
J B Grosso : La cour de la ferme, aquarelle
André Jacques : Silhouette savoyarde gravure x 4
A de Lisio : A la fontaine aquarelle
Mars Vallet : La victoire; sculpture
Jacques Martin : Nature Morte, peinture
Laurence Millet : Jeunes alsaciennes peinture
Pensées peinture
Au jardin du Luxembourg pastel
B. Molin : Tête d’homme peinture
Henriette Morel : L’amie d’atelier étude peinture
Nocca-Jean : intérieur aquarelle
L Perrey : Convalescence esquisse peinture
Aug Pointevin : Paysage fusain
F. A. Ravier 2 dessins
Le marais de l’Aleva peinture
Soleil couchant aux environs de Morestel peinture
A Revel Artilleurs à Dixmude en décembre 1914 pastel
Louise Reybaud Oeillets pastel
J Roche Primevères Peinture
B de Salinelles Le glacier blancs au du Pelvoux aquarelle
P Sauvignier Enterrement du poilu en Champagne croquis fait au front
Les cuisiniers id
Tranchée en Champagne id
J Viotti : Apparition peinture
L Vaillat : La Savoie (en 3 volumes)
Jean Achard
Jean Marius Bugnard
François Cachoux
Pierre Abbé Cales
Charles Cottet
Elie Dechelle
François Aguste Ravier (école de Morestel)
Louise Reybaud
Le Petit dauphinois du 31 décembre 1924 :
« Union artistique. — Pendant la guerre, l'Union Artistique de Savoie, comme toutes les sociétés où l'élément jeune avait disparu, a vu se ralentir son. activité. Cinq de ses membres fuirent tués. Il n'est point hors de propos de rappeler leurs noms : capitaine Dumas, commandant Cherreton, lieutenant Léon Chapouilly, Joseph Guichard, du 75° d'infanterie et le jeune et charmant Lucien Geoffroy, tué à Verdun, dont le talent naissant permettait les plus belles espérances. D'autres partirent dès le début des hostilités et, plus heureux, que les premiers, revinrent au pays, mais sans avoir subit toutes les souffrances et toutes les horreurs de la sanglante épopée. Enfin, les difficultés de l'existence contribuèrent à éloigner un certain nombre de membres honoraires
Mais' voilà que la vieille Union se relève, .consciente de l'utilité et de l'excellence de son rôle artistique. N'est-ce pas de ses ateliers que sont sortis la plupart, de nos artistes savoyards ? Cachoud, Filliard, Communal, pour ne 'citer que ceux dont le talent et la renommée' dépassent les limites de notre chère Savoie et même les limites de la France. Les. Claires nuits de Cachoud, les somptueuses fleurs de Filliard, les prestigieuses montagnes de communal ont, en effet, depuis longtemps franchi nos frontières..
Ce qu'il y a. d'assez, piquant, dans lés débuts de .ces trois artistes dont les talents, sont si différents, et même si opposés, et l'on .peut ainsi parler, c'est qu'ils quittèrent tous les trois la. plus antiartistique des corporations, les Ponts et Chaussées, pour se livrer entièrement à la peinture.
Ce que l'Union Artistique a fait dans le passé, elle doit le faire pour l'avenir, elle doit grouper tous les jeunes gens qui se sentent attirés vers les arts du dessein et, parmi eux, encourager plus spécialement ceux qui sont susceptibles, comme les grands artistes cités plus haut, de s'exprimer d'une façon personnelle et originale.»
Le Petit Dauphinois fit un journal quotidien régional, publié du 29 décembre 1878 au 10 août 1944, et diffusé dans les départements de l’Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie. Son siège et sa rédaction étaient installés à Grenoble.
Fondé par Pierre Baragnon, homme politique républicain, à la fin de l'année 1878, afin de devenir le « grand quotidien des Alpes françaises », le Petit Dauphinois cessera de paraître le 10 août 1944, suspendu pour avoir continué à être publié durant la Seconde Guerre Mondiale et l'occupation allemande. Après la guerre, il sera remplacé dans sa fonction de journal régional par Le Dauphiné libéré.
Le Petit Dauphinois le 16 juin 1925 :
«Les membres de l'Union Artistique de Savoie sont invités à une excursion à Aiguebelette, organisée par la société, pour jeudi prochain 18 juin. Départ de la gare de Chambéry à 8 h. 15. Déjeuner à midi, à l'hôtel Julliand. Retour en gare de Chambéry. à 7 h. 15 du soir. Dépense approximative : 15 fr. Les peintres assisteront nombreux à cette excursion et en rapporteront d'intéressantes études ; ils seront heureux d'y voir participer les membres de la société qui voudraient se joindre à eux et passer une agréable journée au bord de l'eau».
Le Petit Dauphinois du 16 juin 1925
«Le bureau le l'Union Artistique avise les membres de la Société qui désirent "participer, le mois prochain à l'exposition qu'elle organise à Grenoble que les envois seront centralisés au siège de la Société»
Le Petit Dauphinois le 6 octobre 1926 :
«Nous sommes heureux d’annoncer la publication d'une brochure consacrée au souvenir d’Emnanuel Denarié. Là ont été reunis les discours prononcés le 19 juillet, au cimetière de Chambéry, par M. Henry Bordeaux, membre de l'Académie Française et par M. François Granger, président de l'Union Artistique de Chambéry, ainsi que le discours prononcé le 20 juillet, à l’Académie de Savoie, par M. Charles Arminjon, vice-président de cette Académie.»
Le Petit Dauphinois du 13 janvier 1927
«Exposition Millet,
Si personnelle, si éprise des formes de la lumière, Mlle Millet expose chez Janin deux toiles : « La Palmeraie » et « Géraniums rosés ». Professeur de dessins à l'Ecole Jules-Ferry, où son talent et sa personnalité sont hautement appréciés, ainsi que dans le local de l'Union Artistique, où la communauté du même culte a réuni les artistes les plus divers, une occasion de pénétrer dans les ateliers me laissa rêveur devant une œuvre de cette artiste dégageant toute la beauté, la fine intellective des lignes féminines. On sait avec quelle décision, quelle certitude elle pose ses figures tracées d!une main sûre.Pour tous ceux qui ont vu l'exposition de Mlle Millet, la vision de ces toiles fleuries laisse dans le souvenir une impression de joie et d’art, comme celle d’un lumineux ruissellement de fraîcheur et de floraisons printanières»
Le Petit Dauphinois du 18 octobre 1927
«Prix de peinture.
Un prix de peinture de 300 francs sera décerné cette année à l'auteur de la meilleure œuvre (paysage, fleurs, nature morte). Tous, les membres de l'Union Artistique pourront prendre part à ce concours. Les concurrents devront faire parvenir leurs œuvres avant le 25 novembre prochain.»
Le Petit Dauphinois du 25 avril 1928
«Salon de l’Union artistique
L’Union artistique de Savoie a organisé l'exposition générale d'œuvres de ses sociétaires qu'elle avait précédemment annoncée ;
elle restera ouverte du 15 au 22 avril inclus, le matin, de 10 h. à midi ; le soir, de 2 à 6 h. L'entrée en est gratuite. Les nombreux visiteurs que cette manifestation artistique ne peut manquer d'attirer y seront retenus par des œuvres importantes et très diverses de nos peintres savoyards.»
Le Petit Dauphinois du 25 décembre 1928
«Union Artistique de Savoie.
— Une réunion aura lieu au local habituel le samedi 29déc embre, elle sera suivie d'un diner. Prière d'envoyer les adhésions de suite à M. Communal, secrétaire,10, rue des portiques.
La société organise pour le mois d'avril prochain, entre tous ses membres une tombola de tableaux, une exposition de peinture et un concours pour le prix de 300 francs offert par elle. Pour y participer, les Artistes et amateurs d'art peuvent se faire inscrire comme membres de l'Union»
Le Petit Dauphinois le 12 avril 1931
«L'Union Artistique de Chambéry exposera, du 20 au 23 avril, dans les vitrines de de M. Janin, les lots de la tombola qu'elle offre à ses membres. Remarquable, cette année par la valeur et la qualité des œuvres offertes, cette exposition réunira notamment des tableaux de Cachoud, Communal, Daille, Germain, André Jacques, Artigues, Abbé Durand, Carie, de Mlles Villerme, Guichon, etc., doit intéresser vivement le public chambérien et inciter nombre de nos compatriotes à devenir membres de la société.
Le tirage de la tombola aura lieu à l’atelier 10 rue de Boigne».
André Artigues qui s’inspira des estampes japonnaises.
Louis Germain
André Jacques
Le Petit Savoyard le 23 avril 1931
«Prix de l'Union artistique.
Le prix de 1931 récompensant le meilleur paysage a été attribué au peintre Lucien Michel, pour son très intéressant tableau de «La Maison du Pêcheur au Viviers». Nous avons été très heureux de féliciter Michel de cette récompense qui a d'autant plus de valeur qu'elle a été décernée par un véritable jury d'artistes, comprenant : Grange, Communal et Carron. La tenue du tableau élu au milieu de tous autres est remarquable. Vus d'en haut, les jardins de la « Maison du Pêcheur » au Viviers étalent leurs allées blondes et leurs vertes pelouses irradiées d'une subtile lumière au bord d’un lac inerte dont les flots sans grâce nous mènent jusqu'à la rive éloignée du Bourget. Les détails observés avec minutie des petites barques accrochées à la petite digue, les minuscules consommateurs autour de leur table ronde sont traités dans une note toujours juste et vivante. Le moindre mérite du tableau n'est pas la vision nouvelle qu'il nous donne d'un paysage qui nous est familier, sa réelle sincérité.
Trop d'artistes savoyards nous ont lasses en nous montrant trop souvent un lac toujours le même dans la convention de ses effets bleus et rosés.
Nous espérons beaucoup de Michel dont l’envoi au Salon du Sud-Est qui se tient actuellement à Lyon et où de trop rares peintres chambériens sont admis, est d'une très grande qualité.»
Le Petit Dauphiné du 19 mai 1932
«Exposition de l'Union Artistique,
En même temps qu'elle montre, à la galerie Janin, les lots de la tombola qu’elle offre à ses membres honoraires, l’Union artistique présenta dans ses ateliers, 10 rue de Boigne, son exposition annuelle. Réunissant des peintures de Carie, Chenu, Communal, Pachoud, Petbelaz, Rigolier, Vullierme, cette exposition plus abondante que les précédentes est d’une tenue remarquable ; elle contient des œuvres et des ensembles importants de quelques peintres.
Il est indéniable qu’elle ne déparerait pas maintes trèsgrandes villes et nous y voyons le témoignage du niveau très élevé auquel se hisse la peinture savoyarde.»
Le Petit dauphinois du 15 octobre 1933
«Cette exposition des ateliers de l’Union artistique ouvre brillamment la saison de peinture à Chambéry. Plus de 20 peintres sont groupés autour de Joseph Communal, âme vivante de la société dont il est secrétaire perpétuel. Ses clairs tableaux du lac du Bourget sont une évocation charmante de atmosphère tendre et nostalgique de notre pays de Savoie ; il expose aussi dans un décor de lac un écor un jeune corps de femme, frais et pur. L’influence de ce grand artiste, qui détermina autrefois tant de peintres jeunes et vieux à adopter la technique de la peinture au couteau , se faut peu sentir ici. Nous ne voyons guère que le docteur Chenu, qui s’y rattache dans un effet très réussi sur le lac du Bourget et par un autre côté, Mlle Péthellaz et Mme Clerc Charpy, clans leurs aquarelles de fleurs aux couleurs vives si affirmées.
Carle, dont nous avons dit récemment un grand bien, à propos de son exposition a la galerie Janin, expose un paysage très personnel, ainsi que des aquarelles libres et séduisantes.
Mlle Guichon, dans plusieurs tableaux de fleurs toutes blanches sur un fond aussi blancs, fait œuvre de virtuose.
De Piot, nous n'avions pas vu encore aussi bon ensemble : ses petits paysages encore aussi bon ensemble : ses petits paysages fins et délicats sont très intéressants surtout par la finesse et la subtilité de leur atmosphère.
La grande nature morte «Livres et fleurs des champs» qu’a envoyée Grange, est une œuvre qui s’impose par la qualité de sa composition et de sa couleur, la perfection de son métier. C'est le tableau le plus abouti que nous ayons vu de cet artiste, qui est appelé à se créer une des premières places dans la jeune peinture moderne française.
De Michel, un seul paysage, mais très beau, le port d'Aix-les-Bains, d'une atmosphère vraie et saissante.
Nous sommes très mal placé pour parler de l’envol de Daille : une nature morte avec des oranges, une grande toile consacrée à ces fleurs d'une blancheur si rare que sont les arums et, enfin, un dessin de nu accroupi.
Mme Pierotti qui envoyé des croquis dessinés et peints, d’une sensibilité et d’une personnalité charmante.
Les dons de coloriste de Mlle Pollier don c’est la première exposition, doivent être pour beaucoup une révélation. L’éclat de ses roses et de ses gentianes peintes en pleine pâte est d’une qualité rare ; nous avons plaisir à voir son talent s’affirmer à chaque nouveau tableau.
Plus sévères, les boules de neige de Mme Pachoud sont, ainsi que ses paysages, d’une grande distinction.
Les roses et les hortensias de Mme Guiraud, témoignent outre un grand amour des tons vifs, de solides qualité de dessin, que vient confirmer un portrait de bon vieillard.
L'abbé Durand expose trois paysages de Savoie, baignés d'une lumière dont nous aimons la blondeur.
Les aquarelles de fleurs de Mme Baud-Denat: gentianes, roses et oeillets bien dessinés sont d’une couleur et d’une harmonie toujours agréable ; nous croyons qu'avec un peu plus de liberté, elles doivent acquérir une grande séduction.
Les peintres de Haute-Savoie sont représentés par Mme Biennies, dont nous apprécions hautement les qualités de conscience et l’habilité vraiment peu ordinaire ; Mlle Lansé dont les montagnes sont parées d'un
Bleu si beau et par Lachat qui affectionne les effets d'automne au bord du lac d’Annecy.
Enfin, Mme Rigolier, qui a pris la discipline de l'école grenobloise, expose trois bon bons tableaux : un paysage du lac du Bourget, un bouquet de roses de Noël et une nature morte, qui témoignent de très grands progrès accomplis et doivent classer définitivement cette artiste parmi les meilleurs.»
Joseph Communal - Lac du Bourget
Amélie Clerc Charpy
Claudia Guichon
Robert Grange
Amédée Daille
Le petit Dauphiné du 10 novembre 1934
EXPOSITION DE L’UNION ARTISTIQUE
C'est au 4 de la Rue de Boigne qu'elle a lieu. Dans les ateliers, on a accroché aux vieux murs des œuvres nouvelles. C’est ici que ce sont formés tous nos peintres de Savoie dont notre petite patrie s'enorgueillit. Molin, notre plus grand peintre; Bérard, Chapouilly ont été les présidents de l'Union Artistique; J. Daisay, Morion, Cachoud, Filliard, pour ne citer que les plus célèbres, en ont fait partie. Actuellement, la Société est présidée par M. Grange, un autre peintre de mérite et de grande culture. Elle continue la tradition en formant par un entraide mutuel de jeunes peintres. Elle leur offre locaux aménagés, éclairés, chauffés et conseils gratuite, pour rien : il leur suffit d'être de la société.
Toutes les œuvres exposées ne sont pas toutes dignes d’éloge, mais toujours indiquent un effort méritant d’être encouragé. En mettant à part les paysages de Communal, nous devons signaler comme très bonnes œuvres les portraits de Daille et de Carle. Celles de Daille se distinguent par des tons fins et recherchés, celles de Carie par une puissance de colorie unie à une grande distinction. Nous signalerons aussi comme figures celles de Mme Rollet, diverses, variées, pleines de promesses.
La composition de genre, le corps humain, sont représentés par les œuvres de Jean-E. Communal. Le jeune artiste a un cirque qui est une composition qui nous enchante même dans ses défauts. Les nus, peintures et dessins sont sobres et intéressants. La couleur de ses œuvres est juste, sensible et rayonnante. Les paysages sont fins. Les tableaux de fleurs et paysages sont nombreux. Ceux de Mme Bouvier-Guichon, largement traités, ont toujours l'envolée, l'imprévu et la distinction qui ont toujours fait l'intérêt de ses œuvres. Nous aimons tout particulièrement son tableau de tulipes noires.
L. Michel présente un bouquet de roses blanches sur une cheminée. La composition du tableau, particulière et inattendue, étonne, mais ne nous déplaît pas. Les paysages sont très particuliers. Mlle Polliez a un genre à elle, fait de belles tâches de couleurs unies par des gris estompés sur les contours. Ses fleurs et ses paysages sont largement traités. Elle a le sens de l’harmonie des beaux tons. Mlle Pethellaz dans ses fleurs aux tons vifs, sait mettre dans ses œuvres une originalité qui lui est propre. Mme Guiraud apporte des tableaux de fleurs à couleurs fraîches et brillantes; ses paysages nous paraissent encore meilleurs. Citons également les fleurs et petits paysages de Mme Pachoud. La sincérité de ses œuvres font l’attrait.
Suzanne Lansé expose quatre paysages pris près du lac d'Annecy. Traités dans les tons bleus et fins. Ils séduisent infiniment. De M. Piot, des paysages divers très subtils, très en valeurs vraiment de bonnes œuvres. Son paysage d’hiver des Aiguilles d’Arves, ses vues grises du lac du Bourget retiennent tout particulièrement l’attention. Mme Rigolier a une bonne nature morte et un très bon paysage de Beaufort. Notons les paysages d’Annecy et ses environs par M. Mugnier et ceux du Midi, par M. André sans oublier les petits paysages naïfs , mais bien vus de M. Bouvier».
Jean Ernest Communal
Suzanne Lansé
Le Petit Dauphinois du 7 février 1935
«L’exposition de la neige organisée dans une des galeries des portiques par l’Union artistique de Chambéry est une très belle réussite.
Elle ouvre brillamment la série des expositions de groupes qui rassembleront désormais, chaque mois, les artistes sur un sujet commun.
Ce premier sujet a inspiré à Communal un tableau aux proportions grandiose : «La neige sur les aiguilles d’Arves» ; à Piot, une froide vallée d’Aiguebelle qu’animent de jeunes patineurs ; à Mme Bouvier-Guichon, une petite chapelle des environs de Chamonix, ensevelie sous un épais linceul ; à Michel, le sillon fraîchement tracée sur les flancs du Mont Revard; à Mlle Pollier, un plateau de Plainpalais vibrant de soleil ; à Carie, des aquarelle aveuglées de lumière où le ciel devient d’encre par-dessus l’éblouissement de la neige ; à Daille, enfin; un château de Chambéry, tout poudré de la première chute.
Il était véritable qu’un tel sujet impose des tableaux clairs et blancs. Pétris de lumière et de rayonnement, ils forment une harmonie très douce pour la joie de nos yeux. Pourtant, ces tableaux n’expriment pas tour ce qui peut être dit sur la neige. S'ils en ont très agréablement traduit le côté joyeux et lumineux, ils ont à peine effleuré le côté sportif. Aucun ne s’est attaché au côté inhumain et triste de la neige, aucun n’a recherché non plus la peinture de la vie fiévreuse qu’à déchaîné, dans les stations à la mode, la vogue des sports d’hiver. Du moins, nous avons une exposition vivante et probe et qui a le grand mérite de nous garder un peu de la magie de la nature.»
Le Petit Dauphiné du 15 août 1935
«La Société des Artistes savoyards modernes procédera, mardi 20 août, à 11 heures dans l’atelier de l’Union artistique au tirage au sort des bourses d’achat offertes à ses membres. Ces bourses aux heureux gagnants d'acquérir des oeuvres à choisir à l’exposition de la société qui se tient actuellement à l’intérieur de la galerie Janin, sous les Portiques. Tous les artistes et membres de la société sont invités au tirage.»
Le Petit Dauphiné le 3 décembre 1935
«Dimanche matin, a eu lieu au siège, rue de Boigne, le vernissage du Salon annuel de l’Union artistique. A cette occasion elle a offert ses membres une tombola qui, cette années, se compose de bourses? Voici la liste des gagnants : Mlle Girodin, 300 fr.; Mme MOllens, 300 fr.; M. Emile Chiron, 250 fr.; M. Marcellot, 250 fr; . M Cellière, 250 fr.; M. Communal, 250 fr.; M. de Bissy, 50 fr. M. Martinet, 250 fr.»
Le Petit Dauphinois du 25 novembre 1936
«Le Prix de l’Union artitique de Savoie vient d'être décerné à M. Piot, d'Aiguebelle, et à Mlle Pollier, de Chambéry. Félicitations aux lauréats».
Le Petit Dauphiné du 8 novembre 1937
«Le vernissage de l'Exposition de Peinture de l'Union Artistique, a eu lieu dimanche, à 11 heures en présence du sénateur Borrel et de nombreuses personnalités parmi lesquels nous citerons, autour de M. Communal, président honoraire : MM. Rousselot, de la Gontrie et Mme Rollet, docteur Gaillard et Mme Marcellot, Mlle Dénarié, Mme Moyrond et très nombreux artistes.
L'Exposition que rehaussent les envois de M. Grange, retout de Rome et de M. Carie, fixé à Paris, est très importante en raison de la qualité des œuvres exposées. Les recherches des artistes, les efforts qu’ils ont fournis en ces dernières années, particulièrement durent pour eux, les ont presque tous conduits à des progrès que l’on remarque enfin nettement. Nous pouvons dire que l’art savoyard témoigne ici d’une vitalité et d’une force qui présage bien de son avenir. Nous citerons parmi les exposants les plus remarqués :
: MM. Blanc. Carie, Chenu, Communal, Conte, Daille, Desebbe, Mlle Giraudin, Maire, Mme Pachoudl. Mlle
Pollier, Piot, Mme Rigolier, Mme Rollet et Mme Rosselot.
Signalons enfin que l’exposition est ouverte au public dans les ateliers rue de Boigne jusqu’au 12 novembre.»
Je n’ai plus retrouvé d’articles sur l’Union Artistique au-delà de 1937. Très probablement, les journaux postérieurs à 1939, n’ont pas été scannés. Nous verrons ce que je pourrai trouver dans la presse récente (le Petit Dauphinois devient le Dauphiné libéré après la seconde guerre mondiale)
Je retiens de cette histoire :
. l’UAS : un bouillon de stimulation de jeunes peintres savoyards talentueux. S’il n’y a pas eu une réelle «école savoyarde) (comme il y a eu une «école de peintres de Morestel»), il avait bien un vrai «atelier» (même si ce n’était pas le «Bateau Lavoir»). Mais, au fil des ans, les artistes circulaient plus facilement, «montaient» à la capitale, d’autres sociétés artistiques furent créées. L’UAS a dû s’adapter... pour continuer à vivre,
. les personnalités marquantes et attachantes,
. les tombolas dont le but a évolué. Les expositions de l’UAS. Des œuvres de qualité.
. la disparition (progressive ?) des membres honoraires (dont le rôle fut si importants lors de la création.) L’UAS était trop républicaine pour cette société très certainement très conservatrice.
. la féminisation progressive et importante de l’UAS à partir du début du 20ème siècle.
. une certaine imperméabilité aux mouvements artistiques contemporains,
. l’évolution de la prose journalistique.